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	<pubDate>Fri, 09 Mar 2007 16:12:56 +0000</pubDate>
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		<title>Exploration du désir sexuel</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Mar 2007 16:12:56 +0000</pubDate>
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		<title>warisan budaya imaterial</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Mar 2007 16:08:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Intangible Heritage
Qu&#8217;est-ce que le patrimoine culturel immatériel ?
Lien au texte de la Convention
•	Article 2 : Définitions
Aux termes de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine cultural immatériel, le patrimoine culturel immatériel (PCI) – ou patrimoine vivant – est le creuset de la diversité culturelle et sa préservation le garant de la créativité permanente de l’homme.
La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Intangible Heritage</p>
<p>Qu&#8217;est-ce que le patrimoine culturel immatériel ?<br />
Lien au texte de la Convention<br />
•	Article 2 : Définitions<br />
Aux termes de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine cultural immatériel, le patrimoine culturel immatériel (PCI) – ou patrimoine vivant – est le creuset de la diversité culturelle et sa préservation le garant de la créativité permanente de l’homme.<br />
La Convention dit que le patrimoine culturel immatériel se manifeste, entre autres, dans les domaines suivants :<br />
•	les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ;<br />
•	les arts du spectacle (comme la musique, la danse et le théâtre traditionnels) ;<br />
•	les pratiques sociales, rituels et événements festifs ;<br />
•	les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ;<br />
•	les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.<br />
La Convention de 2003 définit le PCI en termes plus abstraits comme étant les pratiques, représentations, expressions, ainsi que les connaissances et savoir-faire que des communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel.<br />
La définition indique également que le PCI qui doit être protégé par la Convention :<br />
•	est transmis de génération en génération ;<br />
•	est recréé en permanence par les communautés et les groupes, en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire ;<br />
•	procure aux communautés et aux groupes un sentiment d’identité et de continuité ;<br />
•	contribue à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine ;<br />
•	est conforme aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme ;<br />
•	est conforme aux exigences de respect mutuel entre les communautés et de développement durable.<br />
Le PCI est à la fois traditionnel et vivant. Il est constamment recréé et transmis oralement dans la majorité des cas. Il est difficile de parler d’authenticité dans le contexte du patrimoine culturel immatériel ; certains spécialistes déconseillent l’emploi ce terme à propos du patrimoine vivant (voir la Déclaration de Yamato: anglais | français).<br />
Le dépositaire de ce patrimoine est l’esprit humain, le corps humain étant le principal instrument de sa représentation ou – littéralement – de son incarnation. Les connaissances et le savoir-faire sont souvent partagés par une communauté et les manifestations du patrimoine culturel immatériel sont souvent des événements collectifs.<br />
Beaucoup d’éléments du patrimoine culturel immatériel sont mis en péril par la mondialisation, les politiques uniformisantes et le manque de moyens, d’appréciation et de compréhension qui, ensemble, peuvent finir par porter atteinte aux fonctions et aux valeurs de ces éléments et entraîner le désintérêt des jeunes générations.<br />
La Convention parle des communautés et des groupes qui sont les détenteurs des traditions, mais ne précise pas qui ils sont. Les experts gouvernementaux chargés de rédiger le projet de Convention ont insisté à plusieurs reprises sur le caractère ouvert de ces communautés, sur le fait qu’elles peuvent être dominantes ou non, qu’elles ne sont pas nécessairement liées à des territoires spécifiques et qu’une personne peut très bien appartenir à différentes communautés et changer de communauté.<br />
En établissant la Liste représentative, la Convention introduit l’idée de « représentativité ». « Représentatif » pourrait signifier, à la fois, représentatif de la créativité de l’homme, du patrimoine culturel des États, mais aussi du patrimoine culturel des communautés qui sont les détenteurs des traditions en question.<br />
Voir aussi le Préambule de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel<br />
Texte de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel<br />
Lien au texte de la Convention<br />
•	I. : Dispositions générales<br />
•	II. : Organes de la Convention<br />
•	III. : Sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à l&#8217;échelle nat&#8230;<br />
•	IV. : Sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à l&#8217;échelle int&#8230;<br />
•	V. : Coopération et assistance internationales<br />
•	VI. : Fonds du patrimoine culturel immatériel<br />
•	VII. : Rapports<br />
•	VIII. : Clause transitoire<br />
•	IX. : Dispositions finales<br />
Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel<br />
17 Octobre 2003<br />
Cliquer sur les liens suivants pour télécharger les textes officiels:<br />
Anglais | Français | Espagnol | Russe | Arabe | Chinois<br />
La Conférence générale de l&#8217;Organisation des Nations Unies pour l&#8217;éducation, la science et la culture ci-après dénommée &#8220;l&#8217;UNESCO&#8221;, réunie à Paris du vingt-neuf septembre au dix-sept octobre 2003 en sa 32e session, </p>
<p>Se référant aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l&#8217;homme, en particulier à la Déclaration universelle des droits de l&#8217;homme de 1948, au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966 et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966, </p>
<p>Considérant l&#8217;importance du patrimoine culturel immatériel, creuset de la diversité culturelle et garant du développement durable, telle que soulignée par la Recommandation de l&#8217;UNESCO sur la sauvegarde de la culture traditionnelle et populaire de 1989, par la Déclaration universelle de l&#8217;UNESCO sur la diversité culturelle de 2001 et par la Déclaration d&#8217;Istanbul de 2002 adoptée par la troisième Table ronde des ministres de la culture, </p>
<p>Considérant la profonde interdépendance entre le patrimoine culturel immatériel et le patrimoine matériel culturel et naturel, </p>
<p>Reconnaissant que les processus de mondialisation et de transformation sociale, à côté des conditions qu&#8217;ils créent pour un dialogue renouvelé entre les communautés, font, tout comme les phénomènes d&#8217;intolérance, également peser de graves menaces de dégradation, de disparition et de destruction sur le patrimoine culturel immatériel, en particulier du fait du manque de moyens de sauvegarde de celui-ci, </p>
<p>Consciente de la volonté universelle et de la préoccupation partagée de sauvegarder le patrimoine culturel immatériel de l&#8217;humanité, </p>
<p>Reconnaissant que les communautés, en particulier les communautés autochtones, les groupes et, le cas échéant, les individus, jouent un rôle important dans la production, la sauvegarde, l&#8217;entretien et la recréation du patrimoine culturel immatériel, contribuant ainsi à l&#8217;enrichissement de la diversité culturelle et de la créativité humaine, </p>
<p>Notant la grande portée de l&#8217;activité menée par l&#8217;UNESCO afin d&#8217;établir des instruments normatifs pour la protection du patrimoine culturel, en particulier la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de 1972, </p>
<p>Notant en outre qu&#8217;il n&#8217;existe à ce jour aucun instrument multilatéral à caractère contraignant visant à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, </p>
<p>Considérant que les accords, recommandations et résolutions internationaux existants concernant le patrimoine culturel et naturel devraient être enrichis et complétés efficacement au moyen de nouvelles dispositions relatives au patrimoine culturel immatériel, </p>
<p>Considérant la nécessité de faire davantage prendre conscience, en particulier parmi les jeunes générations, de l&#8217;importance du patrimoine culturel immatériel et de sa sauvegarde, </p>
<p>Considérant que la communauté internationale devrait contribuer avec les Etats parties à la présente Convention à la sauvegarde de ce patrimoine dans un esprit de coopération et d&#8217;entraide, </p>
<p>Rappelant les programmes de l&#8217;UNESCO relatifs au patrimoine culturel immatériel, notamment la Proclamation des chefs-d&#8217;oeuvre du patrimoine oral et immatériel de l&#8217;humanité, </p>
<p>Considérant le rôle inestimable du patrimoine culturel immatériel comme facteur de rapprochement, d&#8217;échange et de compréhension entre les êtres humains, </p>
<p>Adopte, le dix-sept octobre 2003, la présente Convention. </p>
<p>I. Dispositions générales<br />
Article premier : Buts de la Convention </p>
<p>Les buts de la présente Convention sont : </p>
<p>(a) la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ; </p>
<p>(b) le respect du patrimoine culturel immatériel des communautés, des groupes et des individus concernés ; </p>
<p>(c) la sensibilisation aux niveaux local, national et international à l&#8217;importance du patrimoine culturel immatériel et de son appréciation mutuelle ; </p>
<p>(d) la coopération et l&#8217;assistance internationales.<br />
Article 2 : Définitions </p>
<p>Aux fins de la présente Convention, </p>
<p>1. On entend par &#8220;patrimoine culturel immatériel&#8221; les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés - que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d&#8217;identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. Aux fins de la présente Convention, seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l&#8217;homme, ainsi qu&#8217;à l&#8217;exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d&#8217;un développement durable. </p>
<p>2. Le &#8220;patrimoine culturel immatériel&#8221;, tel qu&#8217;il est défini au paragraphe 1 ci-dessus, se manifeste notamment dans les domaines suivants : </p>
<p>(a) les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel immatériel ; </p>
<p>(b) les arts du spectacle ; </p>
<p>(c) les pratiques sociales, rituels et événements festifs ; </p>
<p>(d) les connaissances et pratiques concernant la nature et l&#8217;univers ; </p>
<p>(e) les savoir-faire liés à l&#8217;artisanat traditionnel. </p>
<p>3. On entend par &#8220;sauvegarde&#8221; les mesures visant à assurer la viabilité du patrimoine culturel immatériel, y compris l&#8217;identification, la documentation, la recherche, la préservation, la protection, la promotion, la mise en valeur, la transmission, essentiellement par l&#8217;éducation formelle et non formelle, ainsi que la revitalisation des différents aspects de ce patrimoine. </p>
<p>4. On entend par &#8220;Etats parties&#8221; les Etats qui sont liés par la présente Convention et entre lesquels celle-ci est en vigueur. </p>
<p>5. La présente Convention s&#8217;applique mutatis mutandis aux territoires visés à l&#8217;article 33 qui en deviennent parties, conformément aux conditions précisées dans cet article. Dans cette mesure, l&#8217;expression &#8220;Etats parties&#8221; s&#8217;entend également de ces territoires.<br />
Article 3 : Relation avec d&#8217;autres instruments internationaux </p>
<p>Rien dans la présente Convention ne peut être interprété comme : </p>
<p>(a) altérant le statut ou diminuant le niveau de protection des biens déclarés du patrimoine mondial dans le cadre de la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de 1972, auxquels un élément du patrimoine culturel immatériel est directement associé ; ou </p>
<p>(b) affectant les droits et obligations des Etats parties découlant de tout instrument international relatif aux droits de la propriété intellectuelle ou à l&#8217;usage des ressources biologiques et écologiques auquel ils sont parties. </p>
<p>II. Organes de la Convention<br />
Article 4 : Assemblée générale des Etats parties </p>
<p>1. Il est établi une Assemblée générale des Etats parties, ci-après dénommée &#8220;l&#8217;Assemblée générale&#8221;. L&#8217;Assemblée générale est l&#8217;organe souverain de la présente Convention. </p>
<p>2. L&#8217;Assemblée générale se réunit en session ordinaire tous les deux ans. Elle peut se réunir en session extraordinaire si elle en décide ainsi ou si demande lui en est adressée par le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ou par au moins un tiers des Etats parties. </p>
<p>3. L&#8217;Assemblée générale adopte son règlement intérieur. </p>
<p>Article 5 : Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel </p>
<p>1. Il est institué auprès de l&#8217;UNESCO un Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ci-après dénommé &#8220;le Comité&#8221;. Il est composé de représentants de 18 Etats parties, élus par les Etats parties réunis en Assemblée générale dès que la présente Convention entrera en vigueur conformément à l&#8217;article 34. </p>
<p>2. Le nombre des Etats membres du Comité sera porté à 24 dès lors que le nombre d&#8217;Etats parties à la Convention atteindra 50. </p>
<p>Article 6 : Election et mandat des Etats membres du Comité </p>
<p>1. L&#8217;élection des Etats membres du Comité doit répondre aux principes de répartition géographique et de rotation équitables. </p>
<p>2. Les Etats membres du Comité sont élus pour un mandat de quatre ans par les Etats parties à la Convention réunis en Assemblée générale. </p>
<p>3. Toutefois, le mandat de la moitié des Etats membres du Comité élus lors de la première élection est limité à deux ans. Ces Etats sont désignés par un tirage au sort lors de cette première élection. </p>
<p>4. Tous les deux ans, l&#8217;Assemblée générale procède au renouvellement de la moitié des Etats membres du Comité. </p>
<p>5. Elle élit également autant d&#8217;Etats membres du Comité que nécessaire pour pourvoir les postes vacants. </p>
<p>6. Un Etat membre du Comité ne peut être élu pour deux mandats consécutifs. </p>
<p>7. Les Etats membres du Comité choisissent pour les représenter des personnes qualifiées dans les divers domaines du patrimoine culturel immatériel. </p>
<p>Article 7 : Fonctions du Comité </p>
<p>Sans préjudice des autres attributions qui lui sont conférées par la présente Convention, les fonctions du Comité sont les suivantes : </p>
<p>(a) promouvoir les objectifs de la Convention, encourager et assurer le suivi de sa mise en oeuvre ; </p>
<p>(b) donner des conseils sur les meilleures pratiques et formuler des recommandations sur les mesures en faveur de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel ; </p>
<p>(c) préparer et soumettre à l&#8217;approbation de l&#8217;Assemblée générale un projet d&#8217;utilisation des ressources du Fonds, conformément à l&#8217;article 25 ; </p>
<p>(d) s&#8217;efforcer de trouver les moyens d&#8217;augmenter ses ressources et prendre les mesures requises à cette fin, conformément à l&#8217;article 25 ; </p>
<p>(e) préparer et soumettre à l&#8217;approbation de l&#8217;Assemblée générale des directives opérationnelles pour la mise en oeuvre de la Convention ; </p>
<p>(f) examiner, conformément à l&#8217;article 29, les rapports des Etats parties, et en faire un résumé à l&#8217;intention de l&#8217;Assemblée générale ; </p>
<p>(g) examiner les demandes présentées par les Etats parties et décider, en conformité avec les critères objectifs de sélection établis par lui et approuvés par l&#8217;Assemblée générale : </p>
<p>(i) des inscriptions sur les listes et des propositions mentionnées aux articles 16, 17 et 18 ; </p>
<p>(ii) de l&#8217;octroi de l&#8217;assistance internationale conformément à l&#8217;article 22. </p>
<p>Article 8 : Méthodes de travail du Comité </p>
<p>1. Le Comité est responsable devant l&#8217;Assemblée générale. Il lui rend compte de toutes ses activités et décisions. </p>
<p>2. Le Comité adopte son règlement intérieur à la majorité des deux tiers de ses membres. </p>
<p>3. Le Comité peut créer temporairement les organes consultatifs ad hoc qu&#8217;il estime nécessaires à l&#8217;exécution de sa tâche. </p>
<p>4. Le Comité peut inviter à ses réunions tout organisme public ou privé, ainsi que toute personne physique, possédant des compétences avérées dans les différents domaines du patrimoine culturel immatériel, pour les consulter sur toute question particulière. </p>
<p>Article 9 : Accréditation des organisations consultatives </p>
<p>1. Le Comité propose à l&#8217;Assemblée générale l&#8217;accréditation d&#8217;organisations non gouvernementales possédant des compétences avérées dans le domaine du patrimoine culturel immatériel. Ces organisations auront des fonctions consultatives auprès du Comité. </p>
<p>2. Le Comité propose également à l&#8217;Assemblée générale les critères et modalités de cette accréditation. </p>
<p>Article 10 : Le Secrétariat </p>
<p>1. Le Comité est assisté par le Secrétariat de l&#8217;UNESCO. </p>
<p>2. Le Secrétariat prépare la documentation de l&#8217;Assemblée générale et du Comité, ainsi que le projet d&#8217;ordre du jour de leurs réunions et assure l&#8217;exécution de leurs décisions. </p>
<p>III. Sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à l&#8217;échelle nationale<br />
Article 11 : Rôle des Etats parties </p>
<p>Il appartient à chaque Etat partie : </p>
<p>(a) de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel présent sur son territoire ; </p>
<p>(b) parmi les mesures de sauvegarde visées à l&#8217;article 2, paragraphe 3, d&#8217;identifier et de définir les différents éléments du patrimoine culturel immatériel présents sur son territoire, avec la participation des communautés, des groupes et des organisations non gouvernementales pertinentes. </p>
<p>Article 12 : Inventaires </p>
<p>1. Pour assurer l&#8217;identification en vue de la sauvegarde, chaque Etat partie dresse, de façon adaptée à sa situation, un ou plusieurs inventaires du patrimoine culturel immatériel présent sur son territoire. Ces inventaires font l&#8217;objet d&#8217;une mise à jour régulière. </p>
<p>2. Chaque Etat partie, lorsqu&#8217;il présente périodiquement son rapport au Comité, conformément à l&#8217;article 29, fournit des informations pertinentes concernant ces inventaires. </p>
<p>Article 13 : Autres mesures de sauvegarde </p>
<p>En vue d&#8217;assurer la sauvegarde, le développement et la mise en valeur du patrimoine culturel immatériel présent sur son territoire, chaque Etat partie s&#8217;efforce : </p>
<p>(a) d&#8217;adopter une politique générale visant à mettre en valeur la fonction du patrimoine culturel immatériel dans la société et à intégrer la sauvegarde de ce patrimoine dans des programmes de planification ; </p>
<p>(b) de désigner ou d&#8217;établir un ou plusieurs organismes compétents pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel présent sur son territoire ; </p>
<p>(c) d&#8217;encourager des études scientifiques, techniques et artistiques ainsi que des méthodologies de recherche pour une sauvegarde efficace du patrimoine culturel immatériel, en particulier du patrimoine culturel immatériel en danger ; </p>
<p>(d) d&#8217;adopter les mesures juridiques, techniques, administratives et financières appropriées visant à : </p>
<p>(i) favoriser la création ou le renforcement d&#8217;institutions de formation à la gestion du patrimoine culturel immatériel ainsi que la transmission de ce patrimoine à travers les forums et espaces destinés à sa représentation et à son expression ; </p>
<p>(ii) garantir l&#8217;accès au patrimoine culturel immatériel tout en respectant les pratiques coutumières qui régissent l&#8217;accès à des aspects spécifiques de ce patrimoine ; </p>
<p>(iii) établir des institutions de documentation sur le patrimoine culturel immatériel et à en faciliter l&#8217;accès. </p>
<p>Article 14 : Education, sensibilisation et renforcement des capacités </p>
<p>Chaque Etat partie s&#8217;efforce, par tous moyens appropriés : </p>
<p>(a) d&#8217;assurer la reconnaissance, le respect et la mise en valeur du patrimoine culturel immatériel dans la société, en particulier grâce à : </p>
<p>(i) des programmes éducatifs, de sensibilisation et de diffusion d&#8217;informations à l&#8217;intention du public, notamment des jeunes ; </p>
<p>(ii) des programmes éducatifs et de formation spécifiques au sein des communautés et des groupes concernés ; </p>
<p>(iii) des activités de renforcement des capacités en matière de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et en particulier de gestion et de recherche scientifique ; et </p>
<p>(iv) des moyens non formels de transmission des savoirs ; </p>
<p>(b) de maintenir le public informé des menaces qui pèsent sur ce patrimoine ainsi que des activités menées en application de la présente Convention ; </p>
<p>(c) de promouvoir l&#8217;éducation à la protection des espaces naturels et des lieux de mémoire dont l&#8217;existence est nécessaire à l&#8217;expression du patrimoine culturel immatériel. </p>
<p>Article 15 : Participation des communautés, groupes et individus </p>
<p>Dans le cadre de ses activités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, chaque Etat partie s&#8217;efforce d&#8217;assurer la plus large participation possible des communautés, des groupes et, le cas échéant, des individus qui créent, entretiennent et transmettent ce patrimoine, et de les impliquer activement dans sa gestion. </p>
<p>IV. Sauvegarde du patrimoine culturel immatériel à l&#8217;échelle internationale<br />
Article 16 : Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l&#8217;humanité </p>
<p>1. Pour assurer une meilleure visibilité du patrimoine culturel immatériel, faire prendre davantage conscience de son importance et favoriser le dialogue dans le respect de la diversité culturelle, le Comité, sur proposition des Etats parties concernés, établit, tient à jour et publie une liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l&#8217;humanité. </p>
<p>2. Le Comité élabore et soumet à l&#8217;approbation de l&#8217;Assemblée générale les critères présidant à l&#8217;établissement, à la mise à jour et à la publication de cette liste représentative. </p>
<p>Article 17 : Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente </p>
<p>1. En vue de prendre les mesures de sauvegarde appropriées, le Comité établit, tient à jour et publie une liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, et inscrit ce patrimoine sur la Liste à la demande de l&#8217;Etat partie concerné. </p>
<p>2. Le Comité élabore et soumet à l&#8217;approbation de l&#8217;Assemblée générale les critères présidant à l&#8217;établissement, à la mise à jour et à la publication de cette liste. </p>
<p>3. Dans des cas d&#8217;extrême urgence - dont les critères objectifs sont approuvés par l&#8217;Assemblée générale sur proposition du Comité - celui-ci peut inscrire un élément du patrimoine concerné sur la Liste mentionnée au paragraphe 1 en consultation avec l&#8217;Etat partie concerné. </p>
<p>Article 18 : Programmes, projets et activités de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel </p>
<p>1. Sur la base des propositions présentées par les Etats parties, et conformément aux critères qu&#8217;il définit et qui sont approuvés par l&#8217;Assemblée générale, le Comité sélectionne périodiquement et fait la promotion des programmes, projets et activités de caractère national, sous-régional ou régional de sauvegarde du patrimoine qu&#8217;il estime refléter le mieux les principes et objectifs de la présente Convention, en tenant compte des besoins particuliers des pays en développement. </p>
<p>2. A cette fin, il reçoit, examine et approuve les demandes d&#8217;assistance internationale formulées par les Etats parties pour l&#8217;élaboration de ces propositions. </p>
<p>3. Le Comité accompagne la mise en oeuvre desdits programmes, projets et activités par la diffusion des meilleures pratiques selon les modalités qu&#8217;il aura déterminées. </p>
<p>V. Coopération et assistance internationales<br />
Article 19 : Coopération </p>
<p>1. Aux fins de la présente Convention, la coopération internationale comprend en particulier l&#8217;échange d&#8217;informations et d&#8217;expériences, des initiatives communes ainsi que la mise en place d&#8217;un mécanisme d&#8217;assistance aux Etats parties dans leurs efforts pour sauvegarder le patrimoine culturel immatériel. </p>
<p>2. Sans préjudice des dispositions de leur législation nationale et de leurs droit et pratiques coutumiers, les Etats parties reconnaissent que la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel est dans l&#8217;intérêt général de l&#8217;humanité et s&#8217;engagent, à cette fin, à coopérer aux niveaux bilatéral, sous-régional, régional et international. </p>
<p>Article 20 : Objectifs de l&#8217;assistance internationale</p>
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		<title>frankofoni dan pengaruh budaya</title>
		<link>http://manohara.blogizy.com/2007/03/09/frankofoni-dan-pengaruh-budaya/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Mar 2007 13:01:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manohara</dc:creator>
		
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2007 16:07:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manohara</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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Femme à demi nue », de Sorine Savelij (vers 1925) 
L’impudeur naît du regard accroché, intrigué, dérangé. L’art classique du nu habille les corps du voile des conventions esthétiques. Sorine Savelij subvertit subtilement ce canon. Sa « Femme à demi nue » offre à première vue un corps non provocant, des seins à peine marqués, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table border="0" width="100%" cellPadding="0" class="MsoNormalTable">
<tr>
<td colSpan="2"><strong><em><span>Femme à demi nue</span></em></strong><strong><span> </span></strong><span>», de Sorine Savelij (vers 1925) </span><br />
<span>L’impudeur naît du regard accroché, intrigué, dérangé. L’art classique du nu habille les corps du voile des conventions esthétiques. Sorine Savelij subvertit subtilement ce canon. Sa « Femme à demi nue » offre à première vue un corps non provocant, des seins à peine marqués, un visage paisible. Mais l’impossibilité de lire le tableau d’un simple coup d’oeil attire irrésistiblement, révé- lant le jeu des multiples ambiguïtés d’où surgit l’impudeur. L’étrangeté du corps lui-même, la finesse de peau couplée à la présence massive, l’épaule masculine. La pose trop droite et presque disgracieuse, qui nous plonge dans un réalisme troublant. L’énigmatique retroussé du vêtement. Et dans ce qui semblait un visage paisible perce alors un regard pénétrant. </span></p>
<p><strong><span>Jean-Claude Kaufmann</span></strong></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td>
<p class="MsoNormal"><span><br />
<strong><em><font size="3" face="Times New Roman">Judy Dater</font></em></strong></span></td>
<td><em><span>Imogen Cunningham et Twinka</span></em><em><span> </span></em><span>», par Judy Dater (1974 ; musée Réattu, Arles) </span><span>Cette image de Judy Dater représentant la photographe américaine Imogen Cunningham - féministe et esprit libre qui, à partir des années trente, bouleversa la représentation photographique du nu - avec un de ses modèles m’enchante par le jeu des contrastes entre le corps juvénile, sinueux, qui se tortille pour entrer dans le cadre, et celui de la petite vieille, ses cheveux hirsutes de sorcière s’opposant au sage et lisse chignon de la jeune fille. </span><span>Elle semble être la transposition féminine et humoristique du thème de Suzanne et les vieillards. Les vieillards se sont mués ici en une vieille dame qualifiée autrefois d’indigne. La pudeur n’exprime plus les vertus de la fidélité conjugale, mais la décence de la beauté devant la vieillesse, une complicité et un respect devant une personnalité animée par son art (Imogen, âgée alors de quatre-vingt-onze ans, devait mourir deux ans plus tard). </span></p>
<p><strong><span>Marie Simon</span></strong></p>
</td>
</tr>
</table>
<p><span> </p>
<p></span></p>
<table border="0" width="100%" cellPadding="0" class="MsoNormalTable">
<tr>
<td><em><span>La Mort de Sardanapale</span></em><span> </span><span>», par Eugène Delacroix (1827 ; musée du Louvre, Paris) </span><span>Lorsque, chaperonné par une amie bien plus âgée que moi, je tombai en arrêt devant le tableau exposé au Louvre, je devais avoir douze ans. Fasciné par la démesure voluptueuse de cette tragédie, je ne pus empê- cher mes rétines de dégouliner sur les formes succulentes des oda-lisques. L’une, bras en croix, était pâmée aux pieds du souverain. Succombantes et sur le point d’être occises, les autres étaient cambrées, gorge et ventre offerts, et la sensualité de leurs attitudes allumait un brasier au flanc d’une meule de paille. </span><span>Le chef-d’oeuvre valut à Delacroix de violentes critiques, y compris de certains romantiques. Ce n’est point tant ses nus qui scandalisèrent les puritains de l’époque que l’éclatante volupté qu’inspiraient leurs poses. Dans la composition, tous les personnages, fort occupés qu’ils sont par le contexte meurtrier, semblent l’ignorer. Tous, hormis l’esclave adossée à la droite du lit du souverain (celui-ci aussi paisible qu’absent). Elle se voile le visage. Est-ce pour s’épargner la vision d’horreur du massacre ? Refuse-t-elle de voir le travail de la faux en face ? Ou masque-t-elle, sans y parvenir, coupable aux yeux de la société bien-pensante, un sentiment de honte ? </span><span>Par l’attitude de ce personnage, Delacroix pose une question cruciale : jusqu’à quel point peut-on disposer à son gré de son corps sans offenser la morale ? </span></p>
<p align="right"><strong><span>Homeric</span></strong></p>
</td>
</tr>
</table>
<p><span> </p>
<p></span><span> </p>
<p></span><span> </p>
<p></span></p>
<table border="0" cellPadding="0" class="MsoNormalTable">
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<td><span><br />
<font face="Times New Roman"><strong><em>Nimatallah/Artephot</em></strong></font></span></td>
</tr>
</table>
<p><font face="Times New Roman"></font><em><span>Narcisse</span></em><em><span> </span></em><span>», par Le Caravage (v. 1598 ; galerie nationale d’Art </span><span>antique, palais Corsini, Rome) </span><span>Ce « Narcisse » est une très belle illustration du mouvement de pudeur/impudeur, voilement/dévoilement qui rythme inconsciemment notre rapport aux autres. Dans l’axe haut-bas, il donne à voir un jeune homme qui se mire, pudiquement, dans l’eau. Dans l’axe de la profondeur, de lui à nous, il ne peut que frapper par un genou proéminent, provoquant - exhibition d’un phallus. Pudeur/impudeur donc, dans le même tableau. Pourquoi ces deux mouvements contradictoires ? Pour affronter la chose angoissante par excellence, le sexe autre, le sexe de l’autre. Dans l’axe bas-haut, le plus insolite, en effet surgit cette chose énigmatique sous la forme du ref</span><span>let dudit genou, qui n’a en réalité rien à voir avec lui. </span><strong><span>Gérard Bonnet</span></strong><span></span><span> </p>
<p></span></p>
<table border="0" cellPadding="0" class="MsoNormalTable">
<tr>
<td><span><br />
<font face="Times New Roman"><strong><em>AKG<br />
Paris</em></strong></font></span></td>
</tr>
</table>
<p><font face="Times New Roman"></font><em><span>La Naissance de Vénus</span></em><span> </span><span>», par Sandro Botticelli (vers 1482 ; musée des Offices, Florence) </span><span>Dans la statuaire grecque, la nudité féminine est obligatoirement divine et pudique. Botticelli invente la pudeur impudique ; un procédé artistique qui veut exprimer l’ambivalence des sentiments par la gestuelle ou la dissonance de la composition. Le corps féminin s’offre dans sa nudité et se refuse en même temps. Celui qui regarde le tableau est à la fois voyeur et voyant. </span><span>Du « Concert champêtre » de Ti- tien au « Déjeuner sur l’herbe » de Manet, sa lointaine réplique, et jusqu’aux femmes nues des surréalistes qui font irruption, tel un coup de pistolet en plein concert, dans des réunions très habillées, la nudité de la femme doit toujours, pour nous ravir, nous surprendre comme un voleur ; c’est un procédé. En Occident, il reflète un basculement anthropologique qui a réorienté l’économie du désir en le faisant pas- ser d’une culture de la honte à une culture de la faute. </span><span> </p>
<p></span></p>
<table border="0" align="right" cellPadding="0" class="MsoNormalTable">
<tr>
<td>
<p class="MsoNormal"><span><br />
<strong><em><font size="3" face="Times New Roman">Steve Mc Curry/ Magnum</font></em></strong></span></td>
</tr>
</table>
<p><em><span>Bain rituel dans la rivière Baghmati, Katmandou, Népal</span></em><span> », par Steve McCurry (1983) </span><span>En Inde, l’eau, par nature, est pure et purifiante, et plus pure que toute eau est celle du Gange, qui descend du ciel. Pour qui s’y baigne, rien d’impur ne demeure. </span><span>Qu’importe dès lors que l’eau, qui plaque leur sari, révèle le corps de ces femmes. Certes, elles s’atten- dent à ce que les hommes évitent de les regarder. Mais leur pudeur est défendue, plus encore que par les règles de bienséance, par l’eau sacrée, chargée de la puissance divine, qui coule sur elles, abritant et défendant ainsi comme d’un voile invisible ce qu’elle semble révéler à l’indiscret. </span><span> </p>
<p></span></p>
<table border="0" cellPadding="0" class="MsoNormalTable">
<tr>
<td><font face="Times New Roman"><span>La Dormeuse </span><span>», par Pierre Auguste Renoir (1897 ; collection Oskar Reinhart, Winterthur, Suisse) </span></font><span>Tant qu’elle n’ouvre pas les yeux, je peux la regarder tout mon soûl. Tant qu’endormie, non consciente, elle ne sait pas qu’elle est regardée, je n’éprouve pas de sentiment de gêne. Mais si par malheur elle ouvre les yeux, son regard croisant le mien me fera comprendre en un clin d’oeil que, dans son monde, je suis un voyeur. Alors, j’aurai honte. </span><span>Le sentiment de honte ne peut naî- tre que dans un psychisme capable de se représenter le monde men- tal d’un autre. En deçà de cette aptitude, les émotions s’expriment sans gêne, spontanément, sans pudeur ni impudeur. </span><span><font face="Times New Roman"> </font></p>
<p></span></td>
</tr>
</table>
<p><span> </p>
<p></span></p>
<table border="0" cellPadding="0" class="MsoNormalTable">
<tr>
<td><span></span><span><br />
<font size="3"><font face="Times New Roman"><strong><em>B. Hatala/ Musée de l’Homme</em></strong></font></font></span><em><span>Statuette sculptée dite</span></em><span> «</span><span> Vénus impudique</span><span> </span><span>» (magdalénien) </span><span>La « Vénus impudique » trouvée sur le site de Laugerie-Basse (Les Eyzies, Dordogne) est une toute pe-tite (7,6 centimètres) statuette en ivoire, datant du magdalénien et conservée au laboratoire de préhistoire du Musée de l’Homme. Son surnom nous en dit plus sur les faus-ses pudeurs des préhistoriens, qui confondent impudeur et nudité, que sur les vraies pudeurs de l’artiste et de son modèle ! </span><span>Depuis cent mille ans, des humains, semblables à nous par tout ce que nous en savons, partagent l’héritage animal, les émotions qui sont les nôtres, et des pratiques culturelles témoignant de capacités mentales comparables aux nôtres. Qui douterait de l’existence de pudeurs préhistoriques, dont nous ignorons tout des objets mais épousons les modes d’expression ? </span><span><font size="3" face="Times New Roman"> </font></p>
<p></span></td>
</tr>
</table>
<p><span> </p>
<p></span></p>
<table border="0" cellPadding="0" class="MsoNormalTable">
<tr>
<td>
<p class="MsoNormal"><span><br />
<strong><em><font size="3" face="Times New Roman">R. Roland/ Artephot</font></em></strong></span></td>
</tr>
</table>
<p><em><span>La Danaïde</span></em><span> </span><span>», par Auguste Rodin (1890 ; musée Rodin, Paris) </span><span>J’ai hésité. Comment privilégier aux dépens des autres un moment de beauté ? « La Vierge, l’Enfant Jé- sus et sainte Anne » de Léonard de Vinci ? La « Vierge debout » de Rogier Van der Weyden ? Cette statue gothique de Marie Madeleine à qui la chevelure sert de robe ? L’« Adolescent nu » de Picasso jeune ? Et puis, j’ai choisi « la Danaïde » de Rodin. Elle est nue, je sais, mais c’est tout son mystère et donc sa pudeur. En principe, c’est Camille Claudel qui a posé pour cette composition bouleversante illustrant la légende des cinquante filles de Danaos. </span><span>Le sculpteur représente l’une d’elles dans son épuisement supposé puisqu’elle est condamnée à remplir éternellement un tonneau sans fond. L’inspiration qui aboutit à la posture de la Danaïde me paraît tout simplement, et depuis toujours, géniale. Elle est toute recourbée, penchée et ployée sous l’affaissement d’un effort qui frôle celui du plaisir, presque du triomphe accablé. Car l’épuisement devient ici celui de la volupté pudique. Le frémissement des li- gnes et des courbes court de la tendresse des cheveux épars jusqu’à l’évasement des reins. Loin du « Baiser » et du « Printemps », où Rodin fait exploser la sensualité achevée, cette « Danaïde » dissimule son fulgurant érotisme sous la perfection sereine des formes et le prétexte savant de la souffrance. Cette dis-simulation est la forme suprême de la pudeur. </span><span> </p>
<p></span></p>
<table border="0" align="right" cellPadding="0" class="MsoNormalTable">
<tr>
<td>
<p class="MsoNormal"><span><br />
<strong><em><font size="3" face="Times New Roman">Cats/ Kipa</font></em></strong></span></td>
</tr>
</table>
<p><span>llian Gish dans « </span><em><span>la Nuit du chasseur</span></em><span> », de Charles Laughton (1955)</span><span>Dans le Petit Larousse, on trouve cette définition de la pudeur : « Discrétion, retenue qui empêche de dire ou de faire ce qui peut blesser la décence ». Pour moi, Lillian Gish (ici avec Robert Mitchum) dans « la Nuit du chasseur ». </span><span>Elle est la pudeur, c’est-à-dire le contraire de la niaiserie. C’est une vieille dame qui recueille des en-fants perdus au bord du Missis- sippi. Elle a tout compris : la violence qui leur a été faite, la mère assas- sinée, le meurtrier qui les poursuit, et ne dit rien. Elle a la connaissance intime du Mal - elle peut même chanter en duo, de loin, avec le tueur, qui guette la nuit dans son jardin - mais elle ne tire ni orgueil ni triomphe d’avoir surmonté la tentation. Si je pense à la pudeur, c’est son visage qui apparaît. </span><strong><span>Marc Lambron</span></strong><span></span><span></p>
<p></span></p>
<table border="0" cellPadding="0" class="MsoNormalTable">
<tr>
<td>
<p class="MsoNormal"><span><br />
<strong><em><font size="3" face="Times New Roman">Nimatallah/Artephot</font></em></strong></span></td>
</tr>
</table>
<p><em><span>La Tour de Babel</span></em><span> </span><span>», par Bruegel l’Ancien (1563 ; Kunsthistorisches Museum, Vienne) </span><span>« Les étincelles de hasard sont des gouttes de sperme qu’Adam, suivant la légende, répandit pendant cent trente ans, après s’être séparé d’Eve. “Etincelles de hasard</p>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2007 14:44:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>manohara</dc:creator>
		
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